Collections

Publié le par Bidou

Un mot qui renvoie à la mode, et par suite aux saisons. La mode pousse à la consommation, à renouveler sans cesse ses vêtements ou tout autre objet qui ne serait pas tendance, ce qui nous éloigne du développement durable. Un mouvement pour une mode durable semble vouloir se faire jour, une mode où les vêtements pourraient s’adapter aux nouvelles exigences, forme, motifs, couleur. Une belle contradiction à résoudre, avec l’adaptabilité comme ligne de conduite. Changer de look, pourquoi pas, et même tant mieux si ça fait plaisir, mais comment faire pour ne pas, en même temps, accentuer une pression sur les ressources dont on sait qu’elles sont limitées ? Il est sans doute possible de développer des collections virtuelles.

Les musées, aussi, présentent des collections, mais bien réelles, et sans conséquence fâcheuses pour le patrimoine, bien au contraire, à moins qu’elles ne provoquent des vagues de pillage de sites et de monuments, ce dont il faut se préserver. Le musée des monuments français, qui vient d’ouvrir ses portes au Trocadéro, est de point de vue irréprochable. Il s’agit de collections de moulages et de maquettes, qui montrent de manière saisissante la qualité du patrimoine. Un magnifique instrument de diffusion de connaissances, et surtout du goût de l’architecture, ancienne ou moderne.

Un autre musée démarre en marge de cette cité de l’architecture. Un musée vivant, dont l’ambition est de réunir 51 pièces. Autant que de communes qui ont été réunies dans une grande opération d’aménagement sur la Seine à l’ouest de Paris, dans le Mantois (opération d’intérêt national Seine-Aval). Elles ont décidé, non pas de créer une ville nouvelle, comme d’autres dans les années passées, mais de créer une dynamique collective pour leur territoire, déjà bien structuré, en lançant un projet fédérateur. Dans un territoire frappé durement par la désindustrialisation après la période faste des trente glorieuses, il fallait fixer un objectif ambitieux qui mobilise l’ensemble de ses habitants, de ses élus et de ses décideurs, pour en sortir par le haut.

D’autres sites industriels fameux, comme Bilbao et Birmingham, ont su retrouver un équilibre et même un réel prestige grâce à des initiatives fortes en matière d’aménagement et de références culturelles. Ici, c’est l’architecture durable qui a été retenue pour cristalliser cet objectif de renouveau. Une formidable collection de maisons durables est ainsi lancée, couplée avec un grand prix, international, d’architecture durable[1]. Un projet qui s’inscrit dans la modernité, et dans une perspective internationale, puisque les architectes de ces maisons seront les lauréats du concours. Un lauréat par an, une œuvre par lauréat, 51 communes pour les accueillir, un programme pour 51 ans. C’est une collection manifeste qui démarre, dans un territoire complexe, avec son histoire et ses habitants.  

C’est la qualité[2] qui sera le moteur de ce renouveau : Une relation directe avec la Cité de l’architecture et du patrimoine pour le concours, et la recherche de l’excellence par la mobilisation de grands architectes qui vont jalonner les transformations de ce territoire.

S’il est bien sûr trop tôt pour crier victoire, il faut souligner l’intérêt de la démarche retenue, du point de vue du développement durable. L’enjeu de la construction durable est capital pour la planète. Dans les pays industrialisés, c’est près de la moitié de l’énergie consommée qui l’est dans les bâtiments, pour les chauffer, les éclairer, faire la cuisine, faire tourner tous les matériels de la vie quotidienne. Un quart de l’effet de serre peut leur être attribué. La construction de maisons modifie en profondeur le régime des eaux, les paysages, les équilibres écologiques locaux. On ouvre des carrières pour y trouver les matériaux nécessaires, etc. Et il faut bien construire pour loger les mal logés et les nouveaux candidats au logement, pour accueillir les activités de toutes natures et les équipements publics comme les écoles. Nous n’avons pas le choix : les constructions doivent être écologiques, c'est-à-dire rendre le service que l’on attend d’elles au moindre coût environnemental, et même, si possible, en provoquant des bénéfices environnementaux. On vise ainsi la maison à énergie positive[3], qui crée plus d’énergie qu’elle n’en consomme, on enrichit la biodiversité dans l’aménagement des espaces extérieurs, on qualifie des paysages dégradés, etc.

Voilà donc une collection durable qui s’engage. Souhaitons qu’au-delà de la dynamique attendue pour le Mantois et ses environs, son influence irrigue durablement tout le secteur économique de la construction. 

Prochaine chronique : Croisé



[1] www.global-award.org

[2] Qualité , chronique du 02/04/2006, et n°60 dans Coup de shampoing sur le développement durable (www.ibispress.com)

 

[3] Voir chronique Positif du 17/05/2007

 

Publié dans developpement-durable

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bache d hivernage pour piscine 08/11/2011 00:22


Robot piscine pulseur : Les robots nettoyeuse à compression meuvent à partir d'une serrement d'eau éduquée suffire étant donné un surpresseur galvanisant stationner joignant du groupe de filtration
ainsi que doublure immédiatement à propos de le refoulement.


Stella Kyvelou 24/09/2007 11:48

 à mon avis, l'architecture durable ne peut pas être une histoire de "collections" , les collections concernent dans leur majorité des objets rares, l'architecture et la construction durables sont  plutôt question de chaque jour...qui a sûrement besoin de moyens démonstratifs mais cela peur être fait par d'autres stratégies...lancer par exemple un programme de bâtiments publics ou municipales durables... ( un des sujets à debattre lors de la SB08MED d'Athènes : www.sd-med.com)