Eléphant
En cette période de vacances scolaires, et compte-tenu de la perte d'influence des sorcières, revenons à des valeurs sures, l'éléphant, tellement bien popularisé par Babar, le roi des éléphants. Nous parlerons donc d'éléphants et de développement durable.
L’éléphant est une espèce protégée. C’est aussi une ressource, pour des pays qui ont de nombreux besoins, et qui, traditionnellement et avec des moyens bien modestes, exploitaient cette ressource pour vivre. C’est comme le cochon sous nos latitudes, dans l’éléphant tout est bon ! Mais tout le monde ne le voit pas comme ça. La richesse des éléphants est bien sûr leur faiblesse, leurs défenses, l’ivoire. La chasse sauvage, laissant sur le sol la bête entière après qu’on lui ait juste arraché son ivoire, a fortement réduit des populations. Il a fallu protéger cette espèce, et interdire le commerce de l’ivoire. Voilà comment on a stérilisé une ressource. Pouvait-on faire autrement ? Au début, non, la protection totale était indispensable pour arrêter l’hémorragie, et assurer la survie de l’espèce, mais faut-il la maintenir éternellement ? N’est-il pas possible d’allier la protection de l’environnement et le développement local ? Une protection qui réussit doit nécessairement évoluer. Les populations protégées s’accroissent, et souvent au-delà de ce que le milieu autorise, car les phénomènes de régulation sont faussés. Il faut donc bien, une fois la population reconstituée, envisager de lever la protection, ou du moins, l’alléger. Le braconnage n’est pas la seule cause de la diminution du nombre d’éléphants, la dégradation de leur milieu de vie, de leur habitat, les perturbations de leurs routes de migrations, sont aussi en cause, et il ne s’agit que d’une espèce convalescente, il serait dangereux de revenir brutalement à la situation antérieure. Mais il s’agit d’une ressource importante dans des pays pauvres, et on ne peut l’oublier.
Cette analogie est pour le moins curieuse, car l'organisation sociale de la gente éléphantine contredit cette image : cette espèce, la plus imposante de la faune terrestre, obéit, en effet, à des règles de vie essentiellement régies par le système matriarcal.
C'est traditionnellement toujours une femelle, déjà expérimentée et ayant donné naissance à plusieurs petits, qui assure le commandement d'un large groupe familial, uniquement composé de femelles de tous âges et de jeunes mâles, non encore reproducteurs. Les mâles adultes sont exclus de cette unité sociale ; ils se regroupent alors en hardes de célibataires d'où émerge, le moment venu, celui qui aura le droit de réintégrer, pour un laps de temps très court, le groupe de la matriarche, pour les besoins de
En fin de vie (si l'homme ne l'a pas abrégée, ce qui est le plus souvent le cas), tout ce beau monde se retrouve au bord des cours d'eau ou des marais, où ils finissent leur existence, formant ainsi les fameux cimetières d'éléphants. »